Communiqué de la CGTG Banane

Notre Confédération appelle tous ses mandants à combattre toutes les ordonnances de la Loi travail du MEDEF et de ses valets Macron et son gouvernement. Ces ordonnances sont de graves attaques contre le monde du travail. Elles permettront au patronat de réduire à néant le Code du travail avec ses rares acquis, toutes les Conventions Collectives et tous les accords d’entreprises qui leurs sont supérieurs. Les patrons pourront ainsi surtout de licencier à moindre coût et de baisser les salaires.

En un mot, de fait, ces ordonnances valideront toutes les pratiques illégales des patrons de la banane que notre syndicat ne cesse de dénoncer depuis plus de 50 ans.

LA LUTTE EST NOTRE SEULE ET UNIQUE RÉPONSE !

Pour être efficace, il faut mettre fin au corporatisme car c’est toute la classe ouvrière qui est visée par ces attaques ! Nos 10 jours de grève à la SA BOIS-DEBOUT (04 avril 2017 au 13 avril 2017), 42 jours de grève (18 mai 2017 au 28 juin 2017) dans la branche et 90 jours de grève cumulés chez Tino DAMBAS étaient plus que nécessaires, mais nous devons les amplifier ! C’est l’unique moyen pour faire reculer nos ennemis de classe.

Nous devons œuvrer pour renforcer notre lutte à l’échelle de tout le pays. Pour ce faire, nous devons nous appuyer sur nos propres revendications. Nous devons exiger :

CHEZ Tino DAMBAS :

Le respect de la loi de mensualisation et celle relative aux Négociations Annuelles Obligatoires entre autres.

DAMBAS pratique la politique de la terre brûlée ! Au moment où les Saint-Martinois manquent de tout, DAMBAS est en train de détruire des dizaines d’hectares de champs de bananes à Saint-Denis et à Goyave.

Il a licencié 5 de nos camarades. DAMBAS leur reproche les motifs suivants :

Un manque de performances, faut-il que nos camarades usent de stupéfiants ?

D’avoir cessé l’épandage de l’herbicide à 11H (produit hautement toxique), non seulement le règlement de la CGSS interdit d’effectuer l’épandage au-delà de 3h de temps pour ne pas être exposé sous le soleil et de plus, il n’y a pas douche et de vestiaires ;

D’avoir déclaré à une équipe de procéder à l’épandage de 16 sacs d’engrais au lieu de 28 sacs. Ce qui est faux ! A supposer le contraire, pourquoi les autres ouvriers qui n’ont pas fait grève, plus particulièrement ceux d’Anse-Bertrand, finissent de travailler à 16H, voire 17H au hangar alors que les autres quittent leur poste de travail à 13H ? Il n’y aucune convention de mise à disposition de salariés.

D’avoir été absent le 11 août 2017. Ce jour-là, une délégation de la CGTG a rencontré les Députés de Guadeloupe M. MATHIASIN et Mmes BÉNIN et VAINQUEUR-CHRISTOPHE.

DAMBAS veut nous imposer la composition de notre délégation !!!

En réalité, DAMBAS n’a toujours pas digéré le fait que nos camarades aient fait grève du 18 mai 2017 au 23 juillet 2017 et le soient depuis le 22 août 2017. Surtout il n’a pas digéré qu’ils ont décidé de travailler à l’heure effective soit de 06H à 13H et non plus à la tâche.

A LA SA BOIS-DEBOUT :

Nous dénonçons la décision de mise en Redressement Judiciaire de l’entreprise car elle a été organisée. Nous sommes d’autant plus déterminés que, depuis le 15 mai 2017, le Président Directeur Général c’est Marc DE LACAZE. Ce dernier a été condamné par la justice.

Nous rappelons que la SA BOIS-DEBOUT, et l’ex-PDG, Louis DORMOY ont aussi déjà été condamnés. Nous avons aussi déposé plainte contre ce dernier pour Abus de Biens Sociaux !

Nous constatons que les repris de justice sont confortés dans leurs fonctions. Par contre, nos camarades qui ont un casier judiciaire vierge, sont licenciés abusivement ! Quel civisme !

En plus, quelques jours avant le Redressement Judiciaire, la SA BOIS-DEBOUT n’hésitait pas à procéder à des embauches.

Nous avons écrit au Procureur de la République pour dénoncer ce méfait.

SUR LA COMMISSION PARITAIRE : DOSSIERS DE RÉGULARISATION

La SCEA CABOU et Harry GUILLAUME n’ont toujours pas réglé son dû à un camarade sous prétexte qu’ils comptent en négocier le montant.

A la SCA LA DIGUE, il y a 3 camarades qui sont dans l’attente de règlement. 

A la SCEA LES HAUTS DE CAMBREFORT et L’EARL LES HAUTS DE FÉFÉ,

Le 24 août 2017, Luc POUMAROUX a reconnu que tous les ouvriers affectés au hangar travaillent du lundi au vendredi de 06H à 15H voire jusqu’à 16H.

Il propose, à titre de transaction liée au paiement des heures supplémentaires, la somme de 500€ alors que sur la base de 2 heures supplémentaires par jour sur 4 jours par semaine et sur 3 ans, cela fait plus de14 000€ pour chaque ouvrier et sur 3 jours par semaine toujours sur 3 ans cela fait plus de 10 000€. Depuis, il ne s’est pas manifesté.

Francis LIGNIÈRES a été récemment condamné à payer la somme de 4 512,59€ de rappels de salaire du 1er janvier 2013 au 30 novembre 2015 (jugement du 30 juin 2017 Conseil des prud’hommes de Basse-Terre, expédié le 04 septembre 2017).

SUR LES EXACTIONS DES PATRONS

A la SA BOIS-DEBOUT, le Directeur Général, Guillaume BLOCK DE FRIBERG a copieusement insulté notre Délégué Syndical.

NARA Jean-Louis, lui aussi a insulté un de nos camarades parce qu’il a quitté son poste de travail à 14H42 alors que l’horaire de travail est de 6H à 13H. Les heures supplémentaires ne sont pas payées. Vendredi, il a fait appel à des travailleurs non-déclarés à la CGSS.

Le jeudi 31 août 2017, Francis LIGNIÈRES, furieux, a balancé un tray rempli de mains de bananes contre l’un de nos camarades parce qu’il a quitté son poste de travail à 14H25 alors que l’horaire de travail est de 6H à 13H. Les heures supplémentaires ne sont pas payées. Ce jour-là, notre camarade n’avait pas suivi l’appel à la grève de notre syndicat. Mal lui en a pris.

Tino DAMBAS a déjà intenté à notre vie à 4 reprises.

Déjà, sans les ordonnances du MEDEF, ces patrons n’hésitent pas à nous frapper. A coup sûr, si en cas de promulgation, ces mêmes patrons n’hésiteront pas à nous frapper à mort !

Nous exigeons aussi l’arrêt de toutes les procédures de licenciement et de sanctions disciplinaires.

 

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