Communiqué de la CGTG BANANE : DAMBAS LE SCÉLÉRAT !

Ce matin, nos camarades ont entamé un mouvement de grève pour notamment s’opposer au licenciement d’un des leurs. DAMBAS essaie de prendre sa revanche.

Pour rappel, dans la foulée de la signature du protocole d’accord de la SA BOIS-DEBOUT du 13 avril 2017, nos camarades ont réclamé leur dû à Tino DAMBAS.

Avec mépris, DAMBAS a refusé en arguant :

  • Cet accord est propre à la SA BOIS-DEBOUT donc, il n’est pas concerné ;
  • Il préfère partir en France plutôt que d’appliquer cet accord ;
  • Il dispose de sommes colossales et ne sait pas quoi en faire ;
  • Ses petits-enfants, y compris ceux qui ne sont pas encore nés, sont déjà riches ;
  • Et, que de toute manière, cet accord ne sera jamais étendu car les planteurs sont en train de rédiger une pétition pour réclamer le départ du Préfet.

Au fil des jours, des semaines et des mois, à l’instar des autres planteurs, DAMBAS est resté campé sur sa position.

Le 18 mai 2017, face au refus des planteurs, nous avons entamé une grève générale dans toute la branche. 38 camarades travaillant pour DAMBAS y ont pris une part active.

Le 28 juin 2017, soit après 42 jours de grève, nous avons eu gain de cause.

Le 03 juillet 2017, jour de la reprise du travail, DAMBAS a refusé d’indemniser les jours de grève. En bafouillant, en s’emmêlant les pinceaux sous prétexte qu’il a démissionné du syndicat des producteurs de bananes (SYNPROBAN), il a déclaré :

‘’…il ne paiera jamais les jours de grève, il ne donnera pas une prime à la grève, ce n’est pas des jours de grève que nous avons obtenus mais c’est une avance sur salaire…’’.

Il faut que DAMBAS s’explique sur sa présence à la première séance de négociations au sein de la délégation du SYNPROBAN le 16 juin 2017, 15H00 à la DIECCTE à Bisdary !

Nos camarades ont continué la grève jusqu’au 23 juillet 2017.

Le 24 juillet 2017, ils ont repris le travail et décidé de saisir le Conseil des Prud’hommes.

DAMBAS S’ARCHARNE CONTRE NOS CAMARADES

 Du 23 mai 2017 à ce jour, DAMBAS s’amuse à adresser des courriers à nos camarades.

Dans un premier temps, il les accusait d’avoir fait un abandon de poste et depuis le 24 juillet, il inflige, à chacun, plusieurs avertissements pour soi-disant tâches non-réalisées et mal exécutées.

Hier, DAMBAS a refusé l’embauche d’un des nôtres. DAMBAS l’a informé verbalement qu’il est convoqué à un entretien préalable à 10H00. Il lui reproche de n’avoir pas récupéré la lettre de convocation.

DAMBAS est parfaitement informé que notre camarade habite à Cambrefort or, il a adressé la lettre de convocation à une autre adresse, à Sainte-Marie.

…//…

Bien que n’ayant pas reçu de courrier, le camarade s’est présenté à cet entretien.

DAMBAS lui reproche d’avoir fait actes d’insubordination et de lui avoir proféré des menaces.

Lorsqu’il lui a été demandé d’apporter la preuve de ses accusations, DAMBAS a perdu la parole et a mis un terme à cet ‘’entretien’’ qui n’a même pas duré 5 minutes.

D’ailleurs, sa secrétaire, en la personne de Carole DÉVARRINN, qui était présente à cet ‘’entretien’’, avait déjà quitté la salle.

Il semblerait que DAMBAS ait fait pressions sur les autres ouvriers pour qu’ils puissent témoigner en sa faveur. Apparemment, ces derniers auraient refusé de mentir.

Il n’est pas à son premier coup d’essai. Lors du procès de notre camarade Mercidieu CÉLESTIN devant la Chambre Sociale de la Cour d’Appel de Basse-Terre, DAMBAS a produit des attestations de témoignage, il s’avère que trois salariés, qui en ont récemment pris connaissance, nient en bloc lui avoir en délivrées.

Il en est de même du règlement intérieur. DAMBAS produit un qui est en vigueur alors que jusqu’à maintenant il n’a toujours pas été soumis aux Délégués du Personnel pour avis.

DAMBAS CONFIRME NOTRE SOUPÇON !

Ce matin, DAMBAS l’a confirmé. Il a vociféré qu’il licenciera tous nos 38 camarades les uns après les autres et que ces derniers peuvent rester en grève éternellement qu’il n’a rien à foutre !

En réalité DAMBAS n’a toujours admis que nos camarades quittent leurs postes de travail à 13H00. Fini le temps où ils travaillaient de 06H00 à 17H00 voire 18H00 payé 7H00.

Tino DAMBAS est le seul planteur qui n’a pas payé les 42 jours de grève.

Il ne paie pas les heures supplémentaires, les jours fériés, la prime de fin d’année, le maintien du salaire en cas de maladie. Il refuse d’appliquer la loi !

Il nous faut mettre un terme aux multiples provocations de Tino DAMBAS qui peuvent dégénérer à tout moment.

Pour ce faire, nous appelons tous nos camarades, syndiqués ou pas, à une importante :

ASSEMBLÉE-GÉNÉRALE

 VENDREDI 25 AOÛT 2017 A 15H00

 AU LOCAL SYNDICAL

 A CAPESTERRE BELLE-EAU

 SOLIDARITÉ AVEC NOS CAMARADES !

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