La banane, l’un des joyaux d’une des dernières colonies françaises !

La Guadeloupe, l’une des dernières colonies françaises connaît encore des plantations où quoiqu’en 2017 les conditions de travail sont proches, voir assimilables à l’esclavage.

Combien d’entre nous, vont se promener au sein des plantations de banane pour connaître le prix à payer pour que l’un des produits le plus apprécié au monde soit sur la table des européens ?

L’instant de quelques minutes, cette video vous fera partager l’univers des travailleurs de la banane, écoutez ces travailleurs s’exprimer, découvrez les conditions de vie et de mort de ces travailleurs qui encore en 2017 sont tenus sous le joug d’employeurs n’hésitant pas à les exploiter sous des conditions de travail quasi inhumaines, en les payant à la tâche (une pratique totalement illicite depuis la mensualisation obligatoire des salaires en France), sans bien sur le moindre paiement d’heures supplémentaires.

Ces hommes de la banane travaillant 10 à 12heures par jour connaissent eux, le véritable poids de cette banane de Guadeloupe.

Un poids  important qu’ils transportent à longueur de journée sous un harassant soleil tout en lâchant sueur et sang pour un très maigre salaire !

Pourtant, ce secteur est sur-subventionné sans jamais que pour ces travailleurs, les conditions de travail, de sécurité et d’hygiène ne progressent.

Les profits sont là pour les riches propriétaires et la mort  elle aussi est là …Mais pour eux maudits travailleurs abandonnés de toute justice et de toute morale.
Trop de morts sur nos plantations de banane, trop de casse humaine, trop d’hommes usés, abimés et réduits à  la misère.

Dénoncer ces faits et oser faire grève dans pareilles conditions est vécu comme une véritable rébellion par ces riches propriétaires et leurs progénitures se pensant au-dessus des Lois.

Pour ces employeurs, la répression syndicale est forcément de rigueur car ayant pris l’habitude de considérer les travailleurs de la banane comme leurs choses, un peu comme au temps de l’esclavage…

Mais face à ces employeurs, La CGTG syndicat de classe et de masse. En position verticale, La CGTG est ouvertement  en lutte depuis maintenant plusieurs mois pour un changement radical de pratiques dans la banane.
Son exigence est l’amélioration des salaires et des conditions de travail dans ce secteur, notamment l’obtention de l’obligation de résultat des employeurs de ce secteur s’agissant de la sécurité et la santé de ces travailleurs.

La CGTG exige avec une détermination sans contrainte, la création d’une convention collective de branche pour définir des droits commun pour l’ensemble des travailleurs de la Banane en Guadeloupe.

Le temps de l’esclavage dans les plantations de la banane est révolu, personne ne peut dire ne pas savoir.

1 commentaire

  1. Claude fletcher sur 5 septembre 2017 à 16 h 24 min

    Les ouvriers de la banane ont raison de mener ce combat sans merci contre ces patrons voyous nostalgiques d’un passé révolu. Ce combat de ceux de la banane est celui de l’ensemble des travailleurs. ce n’est malheureusement pas le cas. Pourquoi? Tout simplement parce que la plupart de dirigeants syndicaux se servent de la lutte des ouvriers pour réaliser leurs propres ambissions , pas celles de la classe ouvrière. Ce sont des ennemis de la classe ouvrière. C’est le cas de Mélenchon, de l’UGTT notamment face au mot d’ordre de grève du 12 septembre prochain. Vive la lutte des ouvriers des ouvriers de la banane. Tous en grève le 12 septembre 2017.

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